jeudi 24 mai 2007



Du Perou a la Nouvelle-Zelande



Je vous l'avais dit au debut du voyage, Arnaud est devenu mannequin pour CS! Lors d'une escale a Lima, il a finalement accepte la demande pressante d'un top model sud-americain... Selon une source proche de l'interesse, qui dement formellement l'union, il s'agirait d'un mariage blanc pour une simple histoire de permis de sejour !







Un temoin l'aurait entendu dire : "Es el mejor dia de todo ma vida..." . "Impossible" replique notre source, Arnaud ne pourrait faire pareille faute en espagnol ! Sa professeur, Madame Reith confirme


Auckland




Bref, apres 3 vols en 48 h (Cusco - Lima, Lima - Santiago du Chili, Santiago du Chili - Auckland), nous sommes enfin arrives en Nouvelle Zelande. Pour ceux qui ne sauraient pas placer les deux iles sur une carte, voici un peu d'aide...






A Auckland, nous avons ete remarquablement accueilli par Philippe, rugbyman, velo-saccochiste reste a Auckland apres un Paris - Auckland a velo (www.velovalie.com). Un grand merci Filou !! Nous avons donc pris quelques jours pour visiter la ville...




Histoire aussi de nous reposer et de nous cultiver un peu


Apres quelques echanges de ballon, un petit club de rugby local tres convivial a propose a Arnaud la place de Capitaine de l'equipe 1... Fidele a ses couleurs et au club de son coeur, il a refuse : "Mon coeur reste a Jouy !"


Apres 5 jours dans ce petit paradis, nous avons pris l'avion, sans trop nous soucier de la meteo, pour l'Ile du Sud dont les paysages etaient parait-il bien plus sauvages que ceux de l'Ile du Nord

Christchurch - Hokitika (Ile du Sud)


Apres une semaine de repos, nous etions en pleine forme

Le soleil rechauffait les temperatures pre hivernales et la route defilait platement...



Nous conservions cette figure joviale, du matin au soir, arboree depuis pres de 2000 km



Les paysages au loin nous laissaient tout de meme pressentir qu'a un moment, ca allait monter

La carte etait formelle...


Sur le chemin, on nous a regulierement propose une nuit au chaud....


Mais nous n'etions sans doute pas prets a affronter ca :




La route doit etre aussi incroyable a descendre qu'elle a ete douloureuse a monter...



"La montee ? Je la casse en deux !"


Pour tous les amoureux de montagnes, de paysages champetres et bucoliques, un petit bouquet de photos du bout du monde...






"Tous les fleuves se jettent dans la mer,mais la mer n'est jamais remplie. (...). On ne pourra jamais assez dire combien tout cela est lassant :l'oeil n'a jamais fini de voir ni l'oreille d'entendre. "


Paroles du Sage, fils de David et roi à Jérusalem

Meditez ! Nous avons trouve ca assez joli




"Le velo, c'est une communion avec dame nature dès que l'aurore darde ses rayons d'argent au travers des écharpes de brume..." Arnaud W.

Il est necessaire d'etre un poete pour faire le tour du monde a velo ? "Bah pu..., c est essentiel"




Le poete apres l'effort, contemplant le sublime dynamique de l'Ocean deversant avec force et magie ses vagues sur le rivage...



A peine arrives sur la cote Ouest de l'ile, le temps a commence a se couvrir serieusement





Alors forcement, quand il fait nuit a 17h et que la temperature avoisine les 5 degres, on n' a pas d'autre refuge que le bar le plus proche...


Le contact est facile, la discussion cordiale et les bieres gratuites... Nous remercions notre mecene du moment a gauche de la photo !


En pleine discussion avec des Francais ayant vote pour la candidate



Apres 2 jours a attendre que la pluie s'arrete,



nous etions vraiment sur la paille...mais heureux quand meme !


Devant un bulletin meteo peu clement, nous avons pris la sage decision d'avancer notre vol vers l'Australie. Par la meme occasion, nous avons change notre itineraire au pays des kangourous : au lieu de faire Melbourne - Sydney, nous ferons Brisbane - Sydney, question de latitudes...




mercredi 23 mai 2007



A LA POURSUITE DES INCAS



C'est avec notre jovialite matinale desormais coutumiere (Bruno ne me contredira pas) que nous avons vaillamment franchi la frontiere peruvienne le 18 avril, pour 10 jours de sports entre le lac Titicaca (qui marque une des frontieres naturelles entre la Bolivie et le Perou) et Cusco, capitale de l'empire Inca. Quelques 700 bornes au programme.



En purs produits de classe preparatoire que nous sommes, nous souhaiterions developper notre propos en trois axes majeures afin de repondre a la problematique suivante: si la brigade du kif passe, prend-on perpet? En d'autres termes, quels sont nos sentiments au niveau du vecu?




I- Qu'a -t-on vu?


A- Le lac


On ne va pas vous faire baver plus longtemps, et on ne va pas non plus vous mentir, Titicaca c'est un morceau de choix. A 3800 metres, entoure de cimes enneigees, ses calmes eaux nous ont pas mal impressionne.




nous songeons, a notre retour, a faire un troisieme cycle en "photos stylees"


Oui, je me suis baigne dans le Lac Sacre. J'ai brave toutes les lois sacrees et aurait pu me faire depecer par les tribus du coin, mais que voulez-vous, nous sommes des aventuriers... Et de toute facon je suis sorti rapidement parce que c'est pas non plus la Mediterrannee







B- Des cols


Malheureusement, ils n'ont pas non plus investi dans des aplanisseuses, ce qui nous a valu un petit col a 4300m, passe de nuit (soit a 17h), pour une journee de 130 km assez intense.




nous tenons a preciser que nous sommes tres fiers de nos tenues...





...et en l'occurence, on peut toujours trouvers pire que soi, a savoir les peagistes du coin



on avait donc mis une petite laine pour se proteger de la petite brise locale, en d'autres mots on se les gelait purement et simplement


lorsque tout a coup




on appercoit



UNE SOURCE......





je ne vous fait pas de roman sur l'euphorie du moment, c'etait aussi imprevu que bienvenu...


et je ne vous fait pas non plus de roman sur la bonte du moment, une eau a 35 degres pour une temperature en desous de zero. Une des plus belles nuits du voyage




Mais bien sur, tout cela, c'etait avant le drame




C- Le drame



Confortablement assis sur ma petite selle, qui n'a plus de secret pour mon posterieur (et il le fait savoir), ma roue de remorque s'est decrochee, a continue a rouler un court instant sur la route, juste assez longtemps pour que le van qui nous depassait en fasse son apero. Evidemment, il ne s'est pas arrete, ca aurait pu etre un enfant de 5 ans [le fameux...], il aurait quand meme trace sa route. Au bilan, de nombreuses victimes: moi, psychologiquement choque par l'accident que je venais de subir; Bruno, par solidarite, a decrete que lui aussi il etait choque; ma roue, qui n'a pas survecu; l'etape, qui s'est trouvee interrompue par l'evenement; le chauffeur du premier 35 tonnes qui arrivait, qui s'est retrouve avec deux passagers en plus. En revanche, notre deontologie est sauve, nous nous etions toujours promis de ne prendre un 35 tonnes que si nous etions "tous deux choques par un accident corporel majeur", et avons donc conclu que nous n'enfreignions pas notre regle morale gravee dans la pierre de la RN13 avant de partir.



la victime




la victime en gros plan




l'hommage symbolique des drapeaux rendus a la victime




le gros Volvo qui va bien, et qui tombe bien


et Rodrigo, son adorable chauffeur, qui nous a refait toute l'histoire politique du Perou au cours des 40 km qui restaient


un autre Rodrigo (aux doigts de fee, celui la), nous a reconfectionne une petite roue en une demi heure, on ne sait trop comment


la victime dans le plus simple appareil, juste avant la mise en biere



le paradis du cycle, ou a lieu l'operation


le sourire radieux de Rodrigo, qui vient de gagner 30 soles(un peu mois de 10 euros, qui a dit qu'on devenait radins?)




D- Cusco



Deux petites photos de l'une des imposantes cathedrales (ou basilique, allez savoir) de la place de Cusco, qui est assez jolie. L'ideal serait qu'on poste la video du panorama de la place, mais on n'a pas non plus un temps infini pour le faire. Et pour ceux qui cherchent des photos du Machu Pichu, nous avons decrete, a 150 USD par personne pour une journee, que nous reviendrions une autre fois...





de jour



de nuit





II- Ou a-t-on dormi


A- Acte 1: la politique du lit a tout prix


Fouinez un peu sur la place centrale aux heures ou tout le monde vient diner son pollo con arroz (riz avec poulet, met elabore s'il en est) a 1 sole (30 centime d'euro), dites naivement tout fort en espagnol que vous allez planter la tente dans un jardin quelconque et que vraiment, ce soir il fait froid, et normalement, si vous avez ete bons, vous vous retrouvez avec un toit et un matelas.


mise en pratique de la theorie de la "fouine"(chere a Cedric G., il se reconnaitra et ses amis aussi), on dort au chaud



en plus de pouvoir avoir un vrai lit, la tactique de la fouine permet surtout de parler un peu plus avec les locaux (ici une bande de quatre petits jeunes adorables), dans d'interminables echanges sur leurs journees, la religion, l'ecole, le travail, les parents, le rythme de vie..., echanges aussi bien suscites par nos questions que leur desir de nous raconter leur quotidien, et d'en apprendre aussi sur nous.



B- Acte 2: le pack bivouac integral
Prenez pour cela un coin d'herbe fraiche, un rechaud, une frontale, allez acheter du pain de l'eau et des pattes chez la marchande, et vous voila servis.

Bruno, expert multi-combustibles. A cet instant precis, je lui envie sa barbe qui doit bien lui faire gagner 3 bon degres celsius.



bon, le soir en question, le pre d'herbe fraiche en question est le jardin d'une cathedrale du XVeme construite par les jesuites, avec le petit coin de bleu pour rappeler qu'on a vue sur le lac





quant a cette nuit-ci, on a eu droit a l'option "reveil avec des cailloux", les sales gosses du coin trouvant marrant de nous balancer des pierres pour nous reveiller. Heureusement pour eux qu'on n'avait pas de flingue sous la main, gamin de 5 ans ou pas.



cette nuit-la, nous n'avons malheureusement pas pu beneficier de l'option pre d'herbe fraiche, l'architecte de cette maison abandonne ayant oublie d'en semer sur son sol




vu en plan large, nous sommes donc dans un gros squatt, juste derrier une station service, mais au moins ca nous fait gagner des degres



C- La politique du demi-lit: comment etre heberge chez quelqu'un sans avoir de lit



en l'occurence, il s'agit d'une epicerie. Avantages de l'operation: la nuit est open-bar, et on est au chaud; desavantage, on doit dormir par terre sur le dur et l'epiciere nous annonce comme une gagnante qu'elle ouvre a 6h et que donc ce serait bien qu'on deguerpisse a 5h30. Un regal.



Les fils de l'epiciere, ou devrait-on dire les epiciers, vu que les trois gamins y bossent


il n'y a pas d'age pour decouvrir le riding-spirit



III- Autres


un champion du monde, toujours au top, malgre son abondante pilosite

petite photo qui illustre tant bien que mal les mouvements de foules des gamins qui font plusieurs kilometres a pied pour gagner l'ecole, dans leurs superbes uniformes



pour ce qui est des conditions sanitaires, l'eau potable est en projet


pour ce qui est des conditions de securite routiere, la DDE locale a encore quelques problemes de marquage au sol


On a trouve le 13 eme apotre, Bruno H. Vous le trouverez entre Judas et Simon-Pierre, avec son gros sac vert, et sa barbe velue



qui avait raison?


je me suis engage dans les forces speciales peruviennes, afin de filer un coup de main pour "juguler" le flux de boliviens clandestins.


Enfin, la note "secu", pour rassurer tous ceux qui se font du souci pour nous. Nous prenons toutes les precautions necessaires.