A LA POURSUITE DES INCAS

C'est avec notre jovialite matinale desormais coutumiere (Bruno ne me contredira pas) que nous avons vaillamment franchi la frontiere peruvienne le 18 avril, pour 10 jours de sports entre le lac Titicaca (qui marque une des frontieres naturelles entre la Bolivie et le Perou) et Cusco, capitale de l'empire Inca. Quelques 700 bornes au programme.

En purs produits de classe preparatoire que nous sommes, nous souhaiterions developper notre propos en trois axes majeures afin de repondre a la problematique suivante: si la brigade du kif passe, prend-on perpet? En d'autres termes, quels sont nos sentiments au niveau du vecu?
I- Qu'a -t-on vu?
A- Le lac
On ne va pas vous faire baver plus longtemps, et on ne va pas non plus vous mentir, Titicaca c'est un morceau de choix. A 3800 metres, entoure de cimes enneigees, ses calmes eaux nous ont pas mal impressionne.

nous songeons, a notre retour, a faire un troisieme cycle en "photos stylees"

Oui, je me suis baigne dans le Lac Sacre. J'ai brave toutes les lois sacrees et aurait pu me faire depecer par les tribus du coin, mais que voulez-vous, nous sommes des aventuriers... Et de toute facon je suis sorti rapidement parce que c'est pas non plus la Mediterrannee

B- Des cols
Malheureusement, ils n'ont pas non plus investi dans des aplanisseuses, ce qui nous a valu un petit col a 4300m, passe de nuit (soit a 17h), pour une journee de 130 km assez intense.


nous tenons a preciser que nous sommes tres fiers de nos tenues...
...et en l'occurence, on peut toujours trouvers pire que soi, a savoir les peagistes du coin
on avait donc mis une petite laine pour se proteger de la petite brise locale, en d'autres mots on se les gelait purement et simplementlorsque tout a coup
on appercoit
UNE SOURCE......

je ne vous fait pas de roman sur l'euphorie du moment, c'etait aussi imprevu que bienvenu...
et je ne vous fait pas non plus de roman sur la bonte du moment, une eau a 35 degres pour une temperature en desous de zero. Une des plus belles nuits du voyage
Mais bien sur, tout cela, c'etait avant le drame
C- Le drame
Confortablement assis sur ma petite selle, qui n'a plus de secret pour mon posterieur (et il le fait savoir), ma roue de remorque s'est decrochee, a continue a rouler un court instant sur la route, juste assez longtemps pour que le van qui nous depassait en fasse son apero. Evidemment, il ne s'est pas arrete, ca aurait pu etre un enfant de 5 ans [le fameux...], il aurait quand meme trace sa route. Au bilan, de nombreuses victimes: moi, psychologiquement choque par l'accident que je venais de subir; Bruno, par solidarite, a decrete que lui aussi il etait choque; ma roue, qui n'a pas survecu; l'etape, qui s'est trouvee interrompue par l'evenement; le chauffeur du premier 35 tonnes qui arrivait, qui s'est retrouve avec deux passagers en plus. En revanche, notre deontologie est sauve, nous nous etions toujours promis de ne prendre un 35 tonnes que si nous etions "tous deux choques par un accident corporel majeur", et avons donc conclu que nous n'enfreignions pas notre regle morale gravee dans la pierre de la RN13 avant de partir.
la victime
la victime en gros plan
l'hommage symbolique des drapeaux rendus a la victime

le gros Volvo qui va bien, et qui tombe bien

et Rodrigo, son adorable chauffeur, qui nous a refait toute l'histoire politique du Perou au cours des 40 km qui restaient

un autre Rodrigo (aux doigts de fee, celui la), nous a reconfectionne une petite roue en une demi heure, on ne sait trop comment

la victime dans le plus simple appareil, juste avant la mise en biere

le paradis du cycle, ou a lieu l'operation

le sourire radieux de Rodrigo, qui vient de gagner 30 soles(un peu mois de 10 euros, qui a dit qu'on devenait radins?)
D- Cusco
Deux petites photos de l'une des imposantes cathedrales (ou basilique, allez savoir) de la place de Cusco, qui est assez jolie. L'ideal serait qu'on poste la video du panorama de la place, mais on n'a pas non plus un temps infini pour le faire. Et pour ceux qui cherchent des photos du Machu Pichu, nous avons decrete, a 150 USD par personne pour une journee, que nous reviendrions une autre fois...
de jour
de nuit
II- Ou a-t-on dormi
A- Acte 1: la politique du lit a tout prix
Fouinez un peu sur la place centrale aux heures ou tout le monde vient diner son pollo con arroz (riz avec poulet, met elabore s'il en est) a 1 sole (30 centime d'euro), dites naivement tout fort en espagnol que vous allez planter la tente dans un jardin quelconque et que vraiment, ce soir il fait froid, et normalement, si vous avez ete bons, vous vous retrouvez avec un toit et un matelas.
mise en pratique de la theorie de la "fouine"(chere a Cedric G., il se reconnaitra et ses amis aussi), on dort au chaud
en plus de pouvoir avoir un vrai lit, la tactique de la fouine permet surtout de parler un peu plus avec les locaux (ici une bande de quatre petits jeunes adorables), dans d'interminables echanges sur leurs journees, la religion, l'ecole, le travail, les parents, le rythme de vie..., echanges aussi bien suscites par nos questions que leur desir de nous raconter leur quotidien, et d'en apprendre aussi sur nous.
B- Acte 2: le pack bivouac integralPrenez pour cela un coin d'herbe fraiche, un rechaud, une frontale, allez acheter du pain de l'eau et des pattes chez la marchande, et vous voila servis.
Bruno, expert multi-combustibles. A cet instant precis, je lui envie sa barbe qui doit bien lui faire gagner 3 bon degres celsius.

bon, le soir en question, le pre d'herbe fraiche en question est le jardin d'une cathedrale du XVeme construite par les jesuites, avec le petit coin de bleu pour rappeler qu'on a vue sur le lac
quant a cette nuit-ci, on a eu droit a l'option "reveil avec des cailloux", les sales gosses du coin trouvant marrant de nous balancer des pierres pour nous reveiller. Heureusement pour eux qu'on n'avait pas de flingue sous la main, gamin de 5 ans ou pas.
cette nuit-la, nous n'avons malheureusement pas pu beneficier de l'option pre d'herbe fraiche, l'architecte de cette maison abandonne ayant oublie d'en semer sur son solqui avait raison?

je me suis engage dans les forces speciales peruviennes, afin de filer un coup de main pour "juguler" le flux de boliviens clandestins.

Enfin, la note "secu", pour rassurer tous ceux qui se font du souci pour nous. Nous prenons toutes les precautions necessaires.