ON THE ROAD

Bien, nous sommes donc sortis de Santiago del Estero. Mais pourquoi ne pas avoir commence le voyage a BA ? Nous le comprenons des les premiers kms du trajet : c’est la pampa, il n’y a RIEN. Juste des arbres, des chiens ecrases, des cochons qui viennent les bouffer, une route, une ligne jaune au milieu, et si, il y a cette conne de route qui passe son temps a monter et a descendre. L’Argentine est surement un grands pays, mais la ou ils ont deconne, c’est qu’ils ont pas ete capable de se payer d’aplannisseur pour leur route. Je regrette une a une mes clopes, surtout celles que j’ai fumees depuis que je suis a BA alors que je m’etais promis d’arreter. Bruno, lui, galope devant, chaud comme une barraque a frites, en me disant qu’il ne nous reste plus que de la descente et que ca va aller... On est donc parti pour une etape soft de 68 km, jusqu’a Las Termas de Rio Hondo. Enfin, normalement, l’etape est soft. Si ce n’est cette fameuse route qui ne peut pas etre plate, si ce n’est le fait qu’on devait partir a 6h30 et qu’on s’est reveille a 10h et que donc on est en plein caniard, si ce n’est enfin notre grand amateurisme en matiere de prevision de quantite d’eau consommee ce qui fait qu’on se retrouve sans munition au bout de 30 bornes. Nous sommes donc obliges de nous arreter dans une sorte de ferme au bord de la route, avec la musique a fond, ou nous decouvrons un argentin en train de regarder un dvd de karaoke, un deuxieme en train de faire son barbecue et le troisieme en train de servir du vin pour toute la compagnie. On est accueillis comme des rois, on demande de l’eau, ils nous en amenent trois litres, sauf qu’evidemment c de l’eau de pluie, et qu’on fait la connerie monumentale de la boire quand meme. On ne nous y reprendra plus meme si cela ne nous a pas rendu malade. On parlotte pendant une petite demi heure de tout et de rien, ils nous invitent a dejeuner, on decline, on a de la route a faire. On sort de chez eux, on fait trois cents metres quand je m’arrete pour constater que, eh oui, km 33 c la premiere crevaison du voyage, ma petite roue de remorque. On tente febrilement de mettre un peu d’eau dans une petite boite pour reparer la crevaison , evidemment on sait pas faire, donc on detecte pas la crevaison, donc on se dit « qu’il doit juste etre degonfle », et on remonte le tout. Le ridicule de cette situation est a pleurer. On refait 100 metres, et on se rend compte que ma roue avant aussi etait crevee. On se rearrete, toujours en train de bruler au soleil, et la j’avoue que la question « mais qu’est-ce que je suis venu faire dans ce merdier » m’a personnellement effleuree. On prend la tres bonne decision de retourner chez nos potes de la ferme, tout contents de nous revoir, qui nous forcent a rester bouffer et qui s’occupent de nos velos. C’est a dire que pendant que l’un prepare la salade, un deuxieme, a qui il restait une chevre sous le coude, va raviver son barbecue, et que le troisieme nous apporte une bassine d’eau, et voyant qu’on ne sait pas faire, nous montre comment demonter, reperer la crevaison, rustiner, remonter, le tout en moins de trois minutes. Je pense qu’on a eu en meme temps la petite reflexion « OK, donc clairement, le mec est bon », et ca tombe bien, parce que dans notre parfaite organisation, on avait omis le coup de la reparation des velos. Comme ca, maintenant on sait le faire.... Ils nous proposent 15 fois du vin, par 30 degre c pas le meilleur remede, la chevre arrive, succulente evidemment, ils continunet a boire, a parler fort, a nous poser des questions sur l’europe, nos velos, notre voyage. Bref, on passe un moment genial mais devons y aller pour faire nos 40 bornes avant la nuit. On repart, la route continue a monter et descendre, et on croise 10 bornes avant l’arrivee un petit jeune qui fait de la competition de cyclisme et nous accompagne jusque chez lui, a notre lieu de destination, ou il nous tire l’eau de son puits pur qu’on aille prendre une petite douche dans une remise du fond de son jardin... On a fait nos premiers 68 bornes, moi je suis personnellement creve, pas du tout au point physiquement, j’ai mal a la partie de mon corps directement en contatc avec ma selle, j’ai les cuisses lourdes, mais qu’est ce que c’est bon de s’etre arrache un peu, d’avoir bouffe une chevre sur le pouce, repàre nos deux crevaisons et finir par une douche froide chez l’habitant... C aussi ca, le mythe.
qqs photos en prime, autant profiter de la connexion:

ca c'est les drapeaux qui flottent au vent de nos remorques

petite pause a l'ombre qui fait du bien

nos deux machines creatrices de mythe, vues de pres