jeudi 29 mars 2007

TROIS CENTS US$


C'est desormais le prix dont il faut s'acquitter pour toucher nos quadriceps (ou cuisses pour les beotiens du milieu de la route).

On a franchi les 3 000 metres, nous sommes precisemment a Humahuaca, berceau culturel de la civilisation indigene du meme nom. Pour ceux que ca interesse, allez sur humahuaca.com, il y a surement des choses formidables a ce sujet.

On est pris entre soleil de grand malade a partir de 12h et orage de grand malade a partir de 18 h, donc je crois que le plan pour demain c'est depart 5h du mat pour profiter des seules heures roulables, mais je ne desespere pas de negocier un petit 6h. A ce rythme la on est en Bolivie dans trois jours.

On met des photos des que l'Argentine nous fera l'honneur conjoint d'une connexion rapide et d'un port usb qui marche. C'est un peu bete, parce que le trajet qu'on fait est hallucinant. Je ne suis pourtant pas vraiment axe sur le mode "Mon Dieu que c'est beau" (les larmes aux yeux et le tremblottement dans la voix) en ce qui concerne les paysages, mais je dois admettre que le trajet qu'on fait (remontee de la Quebrada de Humahuaca) est tout bonnement epoustouflant, aussi beau que long et improbable.

On essaie de mettre des photos des qu'on peut.

Un abrazo

lundi 26 mars 2007



POUR CEUX QUI VEULENT PAS SE FATIGUER...



...a lire toutes nos tribulations, voila le resume de ce qu'on a fait pour l'instant, avec ses commentaires (CLIQUER POUR AGRANDIR):





1- pampa, plat, 2 crevaisons, 1 chevre (en guise de dejeuner, s'entend)



2-montees et descentes incessantes, cuisses doublent de volume, une certaine fermete gagne le fessier



3- on passe de 0 m a 850 m d'altitude, avec en plus des descentes des que t'as un peu monte



4- on passe de 850 a 1200 m d'altitude, cuisses en surchauffe



5- .... to be continued

DES PHOTOS DES QUE POSSIBLE

la connexion est vraiment trop pourrie
4- dimanche 18 mars et lundi 19 mars
(Rosario de la Frontera)


Pause a Rosario, entretien de majeure et envoi de CVs pour Arno, stand-by en souffrance pour Bruno
5- mardi 20 mars
(Rosario-Metan): 35 kms
On deroule, c'est de la petite montee, mais la pause a fait du bien
6- mercredi 21 mars
(Metan-General Guemes): 90 kms
la journee la plus dure: montees assez rudes, vent de face, beaucoup de chemin et bivouac dans une station de pesee des poids lourds. Que du lourd.
7- jeudi 22 mars
(G Guemes-Salta): 45 km
600 metres de deniveles. Dur, mais on finit par etre bons.
8- vendredi 23 mars et samedi24 mars
repos a Salta
9- dimanche 25 mars
(Salta-El Carmen): 67 km
Rude montee, puis 15 bornes de descente magique sur une corniche a la vegetation tropicale. Le bonheur... Bruno voile sa roue, on fait les 5 derniers kms en voiture et on dort sur le bord de la route
10- lundi 26 mars
(El Carmen-Jujuy): 26 kms
Roue devoilee, on finit par arriver a Jujuy, toujours a 1200 metres
Au bilan, on est a Jujuy, au pied de la Quebrada de Humahuaca, site classe par l'UNESCO, qui va nous emmener a 3500 metres d'altitude vers la frontiere bolivienne. Ca va commencer a monter dru
Desole pour les photos, les connexions sont en bois, et il n'y a pas de port USB,

samedi 24 mars 2007

ON NE VOUS PAS TOUT DIT


Confortablement assis dans mon locutorio avec un bon Britney dans les oreilles, je me dis qu'il serait judicieux de profiter de la connexion a peu pres potable pour vous parler en photo et rattraper le retard qu'on a en terme de jours.

1-Mercredi 14 mars
(las termas-san miguel de tucuman): 85 kms
midi
km 45, pause bouffe, le message est clair

a force de "esperar".... et toi qui ris derriere ton ordinateur, vas faire
90 km de velo sans taper ta sieste derriere


soir
arrivee a Tucuman, soir du 2e jour, courses. Je me ferais pas chier a charger
cette photo si la viande etait pas completement ouf



un peu mon neveu... faut vraiment habiter ici

2-Jeudi 15 mars
(repos a San Miguel de Tucuman)
matinee
instant culture durant notre journee de repos, visite de la Casa de la Independencia
ou a ete signee l'independance en 1816


soir
petit resto sous bonne garde

soir
on se deleste, et les observateurs auront note que je lache mes clopes....

3- vendredi 16 mars
(Tucuman-Trencas): 59 kms
matin
on the road again, 60 bornes de petites montees/descentes

Bruno en pleine demonstration de "ma remorque se casse la gueule",
qui arrive une petite dizaine de fois par personne et par jour

d'autres y sont restes avant nous, il y en a environ tous les 100 metres

c'est finalement plus vallone que prevu, mais c globalement assez beau

un leger contre temps en fin d'etape...


3- samedi 17 mars
(Trencas-Rosario de la Frontera): 77 kms
matin
la crevaison du matin qui fait pas plaisir

la force tranquille, on deroule l'etape, mal aux cuisses et aux fesses,
mais ca passe malgre le vent dans le nez

vendredi 23 mars 2007


ET DIEU CREA LES NUAGES


Mercredi 14 mars

Lever matinal, difficile et sportif a 7h, une heure après le réveil que nous n avons pas entendu! Nous petit déjeunons de deux barres cerealieres et d un peu d eau, le repas parfait pour être au top durant les 90 km qui nous attendent. Nous quittons Termas de Rio Hondo, ne cherchez pas ça ne doit pas être sur Google Earth, vers 8h30. La traversée de la ville a déjà nous donne un avant goût de ce qui nous attend pendant le reste du voyage : les voitures nous encouragent de leur klaxon, les passant d un pouce levé vers le haut et nous donnons du « Ola ! » et du « Que tal » a tout va. Heureux de partir tôt pour nous éviter de rouler de 10h a 15h sous les 30 degrés de la veille, nous voila sur une route toute aussi droite que la veille, mais sous la bénédiction des nuages ! Il fait très bon et nous ne sommes pas partis pour souffrir de la chaleur. Les brumes matinales annoncent même un peu de pluie. Les 10 premiers km nous rappellent qu notre féroce entraînement pré départ était peut être un peu maigre…mais on est bouillants quand même !

A la première pause, un père et son fils sortent de leur jardin en courant pour venir discuter avec nous… tellement sympas ! Arnaud pose son vélo contre un poteau et s aperçoit 15 secondes plus tard, alors qu il chasse les moustiques affames qui lui dévorent la peau, que son pied s appuie sur une fourmilière de fourmis rouges… Il ne lui en faut pas plus ! On repart aussitôt, le temps d enlever les chaussettes !

5 km plus loin, sans doute en train de chercher une fourmi cachée derrière un lacet, peut être en train de rêver d un stage en marketing a BA ou d un bon lit, Arnaud teste la solidité de la remorque. Mais que nos mères se rassurent, un traumatisme crânien n a jamais empeche personne de faire un tour du monde a velo…




Si conduce, no beba.... c etait pourtant ecrit sur un panneau


Nous en profitons pour faire quelques photos et puis c est reparti !



Plus que 85km de ligne droite...




Un œil, le droit, sur le paysage qui dit : « Que ces paysages sont somptueux, ces prairies magnifiques ! Que la route est droite ! » et le gauche sur le rétro qui s écrie « Ouh p... mais il roule vraiment sur le cote ce camion…je vais me le prendre, je vais me le prendre » Et puis en fait non !

Très rapidement, vers 11h, nous avons déjà fait 45km, tranquillement. Nous nous arrêtons a « la » station service qui indique le milieu de cette route mythique ! Et la, en bon routier qui connaissent la maison, nous demandons au pompiste si nous pouvons faire nos pâtes dans le restaurant adjacent.






Un bon repas comme a la Cle des Champs, km 32 sur l A11, sortie Ablis...


Aucun problème, un peu comme quand on va chez Total en France et que l on demande si l on peut se faire un pot-au-feu a L Arche restaurant d a cote ! La cuisinière nous fait ca rapidement et gratuitement… magique quoi. Une petite sieste et nous voila repartis pour 45 autre km.

L après midi, les nuages reviennent, les camionneurs ont bien mange, sont en forme et conduisent a la bonne vitesse. Un petit 100-110 est de rigueur. Nous faisons une pause, accompagnee d étirements pour preparer une fin de trajet ensoleillée ! A grosse goutes...


L arrivée a Tucuman a un goût de libération…Et pas que pour nous ! Pour tout Argentin, San Miguel de Tucuman est un mythe, ville de la Déclaration d Indépendance du 9 juillet 1816, la cite accueille chaque année des milliers d Argentins en pèlerinage patriotique vers la Casa Independencia ou a été signée la fameuse Déclaration !


Un panneau comme ca, ca vaut bien une photo


Une fois l hôtel trouve nous allons vider une boulangerie locale. Fatigues, mais heureux!
En fin d après midi, nous allons visiter une autre attraction touristique : le supermarche local ou nous achetons nos 500 grammes de viandes pour 2 euros, normal quoi ! Spécialiste de la « théorie du passager clandestin », ou « routard en mode parasite » nous dînons dans la cuisine de l hôtel !
So far, so good !




CE PAYS EST MERVEILLEUX



Km 1209, Las Termas de Rio Hondo.


ON THE ROAD






Bien, nous sommes donc sortis de Santiago del Estero. Mais pourquoi ne pas avoir commence le voyage a BA ? Nous le comprenons des les premiers kms du trajet : c’est la pampa, il n’y a RIEN. Juste des arbres, des chiens ecrases, des cochons qui viennent les bouffer, une route, une ligne jaune au milieu, et si, il y a cette conne de route qui passe son temps a monter et a descendre. L’Argentine est surement un grands pays, mais la ou ils ont deconne, c’est qu’ils ont pas ete capable de se payer d’aplannisseur pour leur route. Je regrette une a une mes clopes, surtout celles que j’ai fumees depuis que je suis a BA alors que je m’etais promis d’arreter. Bruno, lui, galope devant, chaud comme une barraque a frites, en me disant qu’il ne nous reste plus que de la descente et que ca va aller... On est donc parti pour une etape soft de 68 km, jusqu’a Las Termas de Rio Hondo. Enfin, normalement, l’etape est soft. Si ce n’est cette fameuse route qui ne peut pas etre plate, si ce n’est le fait qu’on devait partir a 6h30 et qu’on s’est reveille a 10h et que donc on est en plein caniard, si ce n’est enfin notre grand amateurisme en matiere de prevision de quantite d’eau consommee ce qui fait qu’on se retrouve sans munition au bout de 30 bornes. Nous sommes donc obliges de nous arreter dans une sorte de ferme au bord de la route, avec la musique a fond, ou nous decouvrons un argentin en train de regarder un dvd de karaoke, un deuxieme en train de faire son barbecue et le troisieme en train de servir du vin pour toute la compagnie. On est accueillis comme des rois, on demande de l’eau, ils nous en amenent trois litres, sauf qu’evidemment c de l’eau de pluie, et qu’on fait la connerie monumentale de la boire quand meme. On ne nous y reprendra plus meme si cela ne nous a pas rendu malade. On parlotte pendant une petite demi heure de tout et de rien, ils nous invitent a dejeuner, on decline, on a de la route a faire. On sort de chez eux, on fait trois cents metres quand je m’arrete pour constater que, eh oui, km 33 c la premiere crevaison du voyage, ma petite roue de remorque. On tente febrilement de mettre un peu d’eau dans une petite boite pour reparer la crevaison , evidemment on sait pas faire, donc on detecte pas la crevaison, donc on se dit « qu’il doit juste etre degonfle », et on remonte le tout. Le ridicule de cette situation est a pleurer. On refait 100 metres, et on se rend compte que ma roue avant aussi etait crevee. On se rearrete, toujours en train de bruler au soleil, et la j’avoue que la question « mais qu’est-ce que je suis venu faire dans ce merdier » m’a personnellement effleuree. On prend la tres bonne decision de retourner chez nos potes de la ferme, tout contents de nous revoir, qui nous forcent a rester bouffer et qui s’occupent de nos velos. C’est a dire que pendant que l’un prepare la salade, un deuxieme, a qui il restait une chevre sous le coude, va raviver son barbecue, et que le troisieme nous apporte une bassine d’eau, et voyant qu’on ne sait pas faire, nous montre comment demonter, reperer la crevaison, rustiner, remonter, le tout en moins de trois minutes. Je pense qu’on a eu en meme temps la petite reflexion « OK, donc clairement, le mec est bon », et ca tombe bien, parce que dans notre parfaite organisation, on avait omis le coup de la reparation des velos. Comme ca, maintenant on sait le faire.... Ils nous proposent 15 fois du vin, par 30 degre c pas le meilleur remede, la chevre arrive, succulente evidemment, ils continunet a boire, a parler fort, a nous poser des questions sur l’europe, nos velos, notre voyage. Bref, on passe un moment genial mais devons y aller pour faire nos 40 bornes avant la nuit. On repart, la route continue a monter et descendre, et on croise 10 bornes avant l’arrivee un petit jeune qui fait de la competition de cyclisme et nous accompagne jusque chez lui, a notre lieu de destination, ou il nous tire l’eau de son puits pur qu’on aille prendre une petite douche dans une remise du fond de son jardin... On a fait nos premiers 68 bornes, moi je suis personnellement creve, pas du tout au point physiquement, j’ai mal a la partie de mon corps directement en contatc avec ma selle, j’ai les cuisses lourdes, mais qu’est ce que c’est bon de s’etre arrache un peu, d’avoir bouffe une chevre sur le pouce, repàre nos deux crevaisons et finir par une douche froide chez l’habitant... C aussi ca, le mythe.


qqs photos en prime, autant profiter de la connexion:





ca c'est les drapeaux qui flottent au vent de nos remorques


petite pause a l'ombre qui fait du bien




nos deux machines creatrices de mythe, vues de pres



LAISSE TOMBER COMME ON EST CHAUDS



Voila la photo de notre km 0, au depart de Santiago del Estero, km 1141 de la ruta 9. Plus chauds que nous, tu peux pas.
LE MYTHE EST EN MARCHE
Tout ce qu’il y a sur le chariot, c’est autant de choses qu’on va tirer durant les 6000 kms qu’on a prevus de faire. Bats diront certains. On se l’est rapidement dit aussi.

Deja on s’est amuse a transporter tout ca en avion, puis de l’aeroport a l’auberge, de l’auberge au terminal de bus, puis il a fallu graisser la pate des chargeurs de cars pour qu’ils ne « perdent » rien. Nous sommes ainsi arrives a Cordoba, deuxieme ville du pays, juste le temps de voir la defaite du XV de France alors qu’on avait encore degaine le bife de lomo et son lopez du meilleur aloi. (Le temps egalement pour moi de regler mes quelques deboires en matiere de majeure et de recherche de stage en market si je veux pouvoir pretendre a la majeure market printemps). Bref, nous repartons le soir meme pour Santiago del Estero, a 1141 km au nord de BA. Une fois les bagages sortis du car et une fois tout ce petit monde gratifie de pourboire demandes avec si peu d’insistance, nous nous decalons de trois metres et commencons a monter nos velos, y fixer nos remorques, et les charger avec nos sacs. Tout cela en pleine gare routiere. L’atroupement, previsible, ne s’est pas fait attendre longtemps. Les locaux, parfaitement incredules, nous demandent invariablement d’ou l’on vient, ou l’on va, pourquoi on fait ca alors qu’il y a des bus et des motos pour le faire, puis apres la phase de curiosite, nous prodiguent leurs conseils et recommansations (mon cousin habite jujuy, il a un champs en face de la station service....).

Le mythe se poursuit quand, pour la premiere fois, nous montons sur nos velos : c’est la qu’on se rend compte du poid s qu’on a a tirer. On ne les avait en effet jamais essayees (sinon, on aurait emporte moins d’affaires), ni manoeuvrees. Le jeu subtil est donc de ne pas faire tomber sa remorque, sinon c’est galere a remonter, evidemment entre la sortie de la gare et le debut de la route elle est tombee trois fois pour chacun de nous, bref la galere du voyage commence, et je n’avais pas envie de me rtourner pour voir les argentins se marrer. Mais on s’en fout, on est trop chaud, et nous voila parti sur la ruta 9 vers le nord, toujours un peu plus vers le nord.


BUENOS AIRES: AUTRES FONDAMENTAUX



Nous avions encore d’autres fondamentaux a tester, ce fut chose faite notamment grace a Boris, le neveu de Jocelyne Reith, pour ceux a qui ca parle, que nous avons retrouve la bas. Il nous a emmene « manger une vache », comme il dit, ou parilla pour les inities : le « manger une vache », ca fait sourire a l’entendre, ca fait peur quand on voit la vache effectivement arriver toute cuite, et au final ca fait mal a l'etomac quand on s’appercoit qu’on est encore tres loin de la fin de la vache et qu’on n’a deja plus faim : je vous concede qu’une petite lampee de la meilleure cuvee de Lopez tinto (encore elle) aide a faire passer le tout. Bref, la viande, le vin, il nous manquait plus que le tango, en essayant de pas trop faire les touristes, comme on l’avait par exemple fait a la premiere boite aux lettres recontree a Heathrow...

On se retrouve donc dans une grande salle, superbement decoree, sombre et intimiste, comptant une 50aine de personnes dont 20 qui dansent paisiblement le tango : rien a voir avec Banderas/Zeta Jones dans Zorro (on fait avec les references qu’on a), c’est beaucoup plus pose, mais tellement elegant, sensuel et aerien, que Bruno est alle demander au bout de 10 minutes (dans un castillan qui se fait de plus en plus sur) combien coutent les cours, et que j’ai moi meme vraiment bloque sur la beaute de cette danse.

Qu’a-t-on d’autres comme fondamentaux ? Les vieilles Peugeot? Les 206 tunees? Le fait qu'on vous propose a TOUS les coins de rue des endroit pour passer la soiree "con felicidad" ou "sin felicidad" avec un grand sourire? Le fait qu'on passe en deux jours de 5 degres sous la pluie avec les gros pulls d'hiver a 30 degres avec la crise du textile qu'elle declenche? Il y a tout, c'est comme chez nous, mais en mieux, plus beau, moins cher, et avec des gens beaucoup plus accessibles, sympas et souriants. C'est ca Buenos Aires.

oui, c'est pas tres bien cadre, mais on voit que c'est une 504, non?

un collegue

la douce sensation de chaleur au saut du lit

mardi 20 mars 2007



BUENOS AIRES : LA BASE


Quelle est la premiere chose que vous faites lorsque vous allez a l’etranger? Comme toute personne bien constituee, vous filez au Burger King pour aller assouvir votre manque de whopper, suite au retrait scandaleux de BK de la France voila maintenant plus de 10 ans.

Eh ben, on a fait autre chose, on a fait mieux. L’Argentine avait plusieurs reputations a nous confirmer, nous avons commence par la plus celebre d’entre elles: la carne. Un petit bife de lomo plus tard, accompagne de la bouteille de lopez qui va bien, nous etions les plus heureux des hommes. La viande est effectivement assez incroyable, elle coute qqch comme 50 centimes d’euros le kilo, ils ne bouffent que ca, c’est tout bonnement incroyable. Le stage a BA s’impose plus que jamais

dimanche 18 mars 2007

BUENOS AIRES: LA VILLE






Forts bien installes dans le centre de Buenos Aires, Bs As ou encore BA pour les tres intimes, nous partageons notre chambre de 9 avec Valeria, qui nous surprend car elle n'as pas vraiment le physique de son nom, mais nous sommes rassures quand au bout de deux minutes elle nous dit qu'elle s'appelle Kiyumi et qu'elle est sud coreenne. Il y a aussi Pablo, le colombien, Jurgen le bon allemand, et puis on croise Maria et sa soeur ....a (elle l'a dit trop vite pour qu'on comprenne), nos deux petite potes peruviennes, avec qui on a quand meme regarde Bridget Jones II, je crois qu'elles ont failli pleurer a la fin (quand finalement il lui dit qu'il l'aime), du coup nous aussi, enfin bref, le cinema britanique est fait pour reunir tous les peuples dans un grand elan d'amour. En fait, non.

On est evidememnt tombes sous le charme, c une ville completement europeenne, dans sa population comme dans son architecture (comme dirait notre chauffeur de taxi, “ici, vous aurez beau chercher, vous ne trouverez pas de noirs”), les gens sont detendus, meme s’ils conduisent comme de grands abrutis, c une ville tres jolie notamment parce que tres verte, il y a la masse de parcs pour ne rien faire de sa journee, ce qui semble etre une activite largement repandue, surtout entre 12h et 16h. Je crois pour ma part avoir compris le kif des branleurs qui reviennent de NYC et qui ne se sentent plus lorsqu'ils donnent l'adresse des differents lieux ou ils vont: ici aussi, la ville est passe a la rape a fromage, divisee en cuadras de 100m, avec une rue sur deux en sens interdit qui garde le meme nom dans toute la ville, au lieu d’avoir l’impasse des noisettes en cul de sac qui vient couper en diagonale la rue des marroniers qui est en sens interdit a partir de la moitie.

Tout ca pour vous dire qu'on etait sur Viamonte y 9 de Julio, qu'on s'est fait la ville en velo, ce qui est aussi con que de le faire a Paris, ou aussi kiffant, ca depend du point de vue. Nous, en tout cas, on a eu cet enorme sentiment de liberte, de decouvrir cette ville de ouf a notre rythme, bref voila pour le melo, c'est fini, mais on est tous les deux tombes sous le charme, au point que je suis en train de chercher un stage la bas pour aout (je reviendrai sur mes deboires de majeure u peu plus tard).

Tout est donc joie, merveille, bonne humeur, et surtout ... vacances.



PS: Pour la frange culturelle de notre lectorat qui en a marre devoir des photos d'avion, de burgers et de cartons, nous consentons a mettre en petite format la Casa Rosada, palais presidentiel charge d'histoire:









Et aussi, un petit bonheur sorti de nulle part, le faux opera de Sydney sur le port de plaisance de Buenos Aires....Ils sont bons ces argentins:







FAIRE DU CIEL LE PLUS CHER ENDROIT DE LA TERRE





C un peu le resume de notre depart, vu toutes les tunes qu’on a a lachees pour pouvoir voyager avec chacun un gros sac, un velo et une remorque. On croyait que tout se passerait sans probleme puisqu’on avait gentimment souscrit a un supplement bagage pour tous nos vols aupres de l’agence de voyage.

Bref, on a un peu paye (dans tous les sens du terme) notre organisation legerement a l’arrache, puisque le temps de mettre dans des cartons nos deux velos qu’on n’avait evidemment jamais demontes, et le temps de negocier avec l’agence de voyage en lui faisant comprendre que c’est un gros naze, le temps enfin d’enregistrer a la derniere seconde un paquet a 130 euros, eh ben on a reussi a rater notre avion. Beau depart pour deux gros beaux gosses sur ce coup la……

On reussit a changer de billet sans frais ( c le Paris-Londres qu’on a rate, ca va encore ), on en choppe un qui nous permet d’avoir notre correspondance pour Madrid (pour ceux qui ne savent pas, on a fait un Paris-Londres-Madrid- BA) , sauf que le paquet enregistre a la derniere minute a Paris doit ressortir a Londres et qu’il ne ressort evidemment pas, on va demander, ils nous disent qu’il est bien enregistre jusqu’a BA et qu’il n’y a pas a s’en faire (tout ca en anglais), mais ils se rendent compte a ce moment la qu’on a 6 bagages en soute et veulent donc nous faire payer un supplement, on raconte qu’on ne sait pas et qu’on comprend pas (tout ca en francais), ca passe; puis, avec nos trois bagages a main, on apprend qu’a Londres on ne peut en avoir qu'un par personne, on a donc lance l’operation scandaleuse “trois bagages en deux” afin de satisfaire John, la grosse brute de videur d’aeroport, qui a pas du tout rigole quand on lui a dit qu’a Paris yavait pas eu de probleme. On a donc compile tout ca en deux "bagages a main":




Nous arrivons finalement sans embuche a Madrid, ou nous n’avons rien a payer, tous les bagages sont en transit, c ca qu’est bon, donc pour faire retomber la pression, on se lance sur deux gros burgers afin de poser les bases du voyage (je tiens personnellement a ce que la photo figure sur ce blog):


On arrive au final a BA après un vol d’1h en ce qui me concerne, je crois que je dormais au decollage, je me suis reveille pour le diner, rendormi aussitot, reveille au petit dej, rendormi, et reveille a l’aterrissage. Une sorte d’animal, quoi. Ca a pose les bases du voyage aussi pour Bruno, qui ne connaissait pas ma propension aigue pour le sommeil. Mais il aura l’occas de poster un article sur la facon dont il concoit le reveil par rapport a la mienne, qui comporte quelques differences notoires.

Arrives a BA, derniere angoisse sur les bagages, qui sont finalement tous la, mais dans quel etat?????


Rien n’est casse ou presque, et puis la, commence le mythe absolu par la question: “je suis a X mille km de chez moi, je n’ai pas de point de chute, j’ai 50kg de bagage, je fais quoi, la?????”. Apres la rapide hesitation de savoir si on rejoignait le centre en velo ( on avait deux alternatives, soit passer par l’autoroute, soit par des plus petites routes, mais par les Sarcelles et Garges les Gonnesses locaux, ce qui ne nous semblait pas etre la meilleure option vu l’enorme etiquette “touriste+$$$$$$” collee sur notre front), on s'est finalement assagis et nous sommes fait entuber, comme tout bon touriste, par un intermediaire qui nous a refile a un taxi, qui, bien que tres cool, a fait sa journee avec nous.

Et c'est ainsi que nous avons gagne BA.
ON Y EST





Nous sommes arrives a Buenos Aires mercredi matin (7 mars, il y a 12 jours), et il nous a fallu tout ce temps pour vous donner nos premieres nouvelles, sur un blog un petit peu plus informel que celui que nous tenons pour rendre compte au Conseil General des Yvelines, notre genereux et principal sponsor, de l'avancee de notre periple. Nous avions envie de pouvoir raconter notre petit trip sans avoir l'impression de heurter a chaque mot les pensionnaires de la maison St Joseph de Louveciennes, qui nous suivent assidúment, ni de paraítre trop en vacances aupres de nos mecenes pour qui notre aventure est avant tout sportive (et pas seulement les grosses vacances qui tachent).

Neanmoins nous savons que notre audience tire sa richesse de sa diversite, et desirons que chacun puisse, sans distinction de race, de croyance ou d'appartenance politique, etancher sa soif avide de connaissance de nos hauts faits sans qu'un groupuscule influent et ostensiblement vulgaire vienne polluer notre belle litterature de remarques et questions aussi primaires que necessairement fallacieuses dans les sous entendus qu'ils pourraient porter (en gros, pas de gros dossiers qui n'ont rien a voir avec le haut interet culturel, humain et philanthrope que nous portons jour apres jour sur les routes de notre voyage).

Le cote "preface journalistique pedante" etant regle, procedons a un rapide flash back de nos dernieres aventures