vendredi 23 mars 2007

LE MYTHE EST EN MARCHE
Tout ce qu’il y a sur le chariot, c’est autant de choses qu’on va tirer durant les 6000 kms qu’on a prevus de faire. Bats diront certains. On se l’est rapidement dit aussi.

Deja on s’est amuse a transporter tout ca en avion, puis de l’aeroport a l’auberge, de l’auberge au terminal de bus, puis il a fallu graisser la pate des chargeurs de cars pour qu’ils ne « perdent » rien. Nous sommes ainsi arrives a Cordoba, deuxieme ville du pays, juste le temps de voir la defaite du XV de France alors qu’on avait encore degaine le bife de lomo et son lopez du meilleur aloi. (Le temps egalement pour moi de regler mes quelques deboires en matiere de majeure et de recherche de stage en market si je veux pouvoir pretendre a la majeure market printemps). Bref, nous repartons le soir meme pour Santiago del Estero, a 1141 km au nord de BA. Une fois les bagages sortis du car et une fois tout ce petit monde gratifie de pourboire demandes avec si peu d’insistance, nous nous decalons de trois metres et commencons a monter nos velos, y fixer nos remorques, et les charger avec nos sacs. Tout cela en pleine gare routiere. L’atroupement, previsible, ne s’est pas fait attendre longtemps. Les locaux, parfaitement incredules, nous demandent invariablement d’ou l’on vient, ou l’on va, pourquoi on fait ca alors qu’il y a des bus et des motos pour le faire, puis apres la phase de curiosite, nous prodiguent leurs conseils et recommansations (mon cousin habite jujuy, il a un champs en face de la station service....).

Le mythe se poursuit quand, pour la premiere fois, nous montons sur nos velos : c’est la qu’on se rend compte du poid s qu’on a a tirer. On ne les avait en effet jamais essayees (sinon, on aurait emporte moins d’affaires), ni manoeuvrees. Le jeu subtil est donc de ne pas faire tomber sa remorque, sinon c’est galere a remonter, evidemment entre la sortie de la gare et le debut de la route elle est tombee trois fois pour chacun de nous, bref la galere du voyage commence, et je n’avais pas envie de me rtourner pour voir les argentins se marrer. Mais on s’en fout, on est trop chaud, et nous voila parti sur la ruta 9 vers le nord, toujours un peu plus vers le nord.

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