vendredi 23 mars 2007


ET DIEU CREA LES NUAGES


Mercredi 14 mars

Lever matinal, difficile et sportif a 7h, une heure après le réveil que nous n avons pas entendu! Nous petit déjeunons de deux barres cerealieres et d un peu d eau, le repas parfait pour être au top durant les 90 km qui nous attendent. Nous quittons Termas de Rio Hondo, ne cherchez pas ça ne doit pas être sur Google Earth, vers 8h30. La traversée de la ville a déjà nous donne un avant goût de ce qui nous attend pendant le reste du voyage : les voitures nous encouragent de leur klaxon, les passant d un pouce levé vers le haut et nous donnons du « Ola ! » et du « Que tal » a tout va. Heureux de partir tôt pour nous éviter de rouler de 10h a 15h sous les 30 degrés de la veille, nous voila sur une route toute aussi droite que la veille, mais sous la bénédiction des nuages ! Il fait très bon et nous ne sommes pas partis pour souffrir de la chaleur. Les brumes matinales annoncent même un peu de pluie. Les 10 premiers km nous rappellent qu notre féroce entraînement pré départ était peut être un peu maigre…mais on est bouillants quand même !

A la première pause, un père et son fils sortent de leur jardin en courant pour venir discuter avec nous… tellement sympas ! Arnaud pose son vélo contre un poteau et s aperçoit 15 secondes plus tard, alors qu il chasse les moustiques affames qui lui dévorent la peau, que son pied s appuie sur une fourmilière de fourmis rouges… Il ne lui en faut pas plus ! On repart aussitôt, le temps d enlever les chaussettes !

5 km plus loin, sans doute en train de chercher une fourmi cachée derrière un lacet, peut être en train de rêver d un stage en marketing a BA ou d un bon lit, Arnaud teste la solidité de la remorque. Mais que nos mères se rassurent, un traumatisme crânien n a jamais empeche personne de faire un tour du monde a velo…




Si conduce, no beba.... c etait pourtant ecrit sur un panneau


Nous en profitons pour faire quelques photos et puis c est reparti !



Plus que 85km de ligne droite...




Un œil, le droit, sur le paysage qui dit : « Que ces paysages sont somptueux, ces prairies magnifiques ! Que la route est droite ! » et le gauche sur le rétro qui s écrie « Ouh p... mais il roule vraiment sur le cote ce camion…je vais me le prendre, je vais me le prendre » Et puis en fait non !

Très rapidement, vers 11h, nous avons déjà fait 45km, tranquillement. Nous nous arrêtons a « la » station service qui indique le milieu de cette route mythique ! Et la, en bon routier qui connaissent la maison, nous demandons au pompiste si nous pouvons faire nos pâtes dans le restaurant adjacent.






Un bon repas comme a la Cle des Champs, km 32 sur l A11, sortie Ablis...


Aucun problème, un peu comme quand on va chez Total en France et que l on demande si l on peut se faire un pot-au-feu a L Arche restaurant d a cote ! La cuisinière nous fait ca rapidement et gratuitement… magique quoi. Une petite sieste et nous voila repartis pour 45 autre km.

L après midi, les nuages reviennent, les camionneurs ont bien mange, sont en forme et conduisent a la bonne vitesse. Un petit 100-110 est de rigueur. Nous faisons une pause, accompagnee d étirements pour preparer une fin de trajet ensoleillée ! A grosse goutes...


L arrivée a Tucuman a un goût de libération…Et pas que pour nous ! Pour tout Argentin, San Miguel de Tucuman est un mythe, ville de la Déclaration d Indépendance du 9 juillet 1816, la cite accueille chaque année des milliers d Argentins en pèlerinage patriotique vers la Casa Independencia ou a été signée la fameuse Déclaration !


Un panneau comme ca, ca vaut bien une photo


Une fois l hôtel trouve nous allons vider une boulangerie locale. Fatigues, mais heureux!
En fin d après midi, nous allons visiter une autre attraction touristique : le supermarche local ou nous achetons nos 500 grammes de viandes pour 2 euros, normal quoi ! Spécialiste de la « théorie du passager clandestin », ou « routard en mode parasite » nous dînons dans la cuisine de l hôtel !
So far, so good !

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